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  • Hypnose et Sophrologie

L'hypnose à l'hôpital

Dernière mise à jour : mars 25

Depuis les années 90, l'hypnose ne cesse de gagner du terrain dans les hôpitaux


En 1992, au CHU de Liège, l'anesthésiste Marie-Elisabeth Faymonville réalise une première utilisation de l'hypnose lors d'une opération d'ablation d'une petite tumeur au genou. Depuis, elle a effectué plus de 5000 opérations sous hypnose.


L'hypnose au bloc opératoire

"L'hypnose réduit l'anxiété des patients et améliore le confort post-opératoire"

L’hypnose, un temps effacée par l’anesthésie moderne, connaît depuis plus de deux decennies un regain d’intérêt en anesthésie. L’hypnose est un complément de la sédation pour un certain nombre d’actes invasifs. Elle réduit l’anxiété des patients et améliore leur confort postopératoire.


Elle peut être utilisée seule ou en complément d'une anesthésie locale ou anti douleurs


L'hypnosédation est de plus en plus présente au bloc opératoire dans les opérations dites "légères" comme l'ablation de la thyroïde, la chirurgie mammaire, abdominale, thoracique… On s'est rendu compte qu'elle permet de réduire sensiblement le stress pré opératoire, la consommation d'antalgique, le temps de récupération post opératoire et améliore le moral des patients.

Les CHU incluant l'hypnose sont de plus en plus nombreux (Caen, Rouen, Nimes, Clermont Ferrand, St Etienne, Besançon, Grenoble, Lille. . .etc).




En pédiatrie aussi


Pour soulager la douleur physique et émotionnelle

Les enfants sont naturellement des sujets doués pour voyager dans les états de conscience, aussi l'hypnose a trouvé un écho très favorable en pédiatrie hospitalière. Dans les unités d'oncologie, l'hypnose trouve sa place pour soulager les jeunes patients atteints de cancer.




Des opérations du cerveau sous hypnose

Normalement, pour opérer une tumeur cérébrale on fait d'abord une anesthésie générale, puis on ouvre le cerveau. Ensuite, on réveille le patient, un orthophoniste le soumet à des tests qui aident le chirurgien au niveau des zones cérébrales à opérer et celles à préserver. Ensuite le patient est réendormi.

Cependant, le réveil du patient pendant l'opération est souvent délicat et complique la tâche du chirurgien.


Avec l'hypnose, il n'y a pas d'anesthésie générale et cela facilite grandement le travail de l'équipe médicale. En moyenne, 9 patients sur 10 peuvent se faire opérer sous hypnose,

Voici le protocole détaillé (extrait tiré d'un article de Paris Match sur les Docteurs Zemmoura et Fournier. 2016) :

1. Au bloc opératoire, le malade est mis en état d’hypnose.

2. Le chirurgien pratique une anesthésie locale au niveau du site à opérer, puis ouvre le crâne. Le malade peut entendre, voir et sentir mais ses sensations sont très supportables.

3. On sort le patient de l’hypnose pour le soumettre aux tests qui vont guider les gestes du chirurgien en respectant les zones à préserver. L’esprit beaucoup plus clair que s’il sortait d’une anesthésie générale, il répond aux tests de façon plus fiable et plus rapide. On le rendort pour la fermeture du crâne.




L'hypnose suscite également un engouement grandissant dans les maternités, dans les centres de traitement de la douleur, du sommeil . . .
Mais ce sont aussi les soignants qui font face quotidiennement au stress, à la pression, à la déprime parfois dans le cadre de leur exercice et là encore l'hypnose est une solution de plus en plus envisagée et mise en place en milieu hospitalier.
Gageons que cette liste ne cessera de s'allonger au fil des années.




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